| Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu au sujet d'une décision de la Cour pénale internationale contre le dirigeant soudanais |
| 2010/02/05 |
| Q : Récemment, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rendu son arrêt par lequel elle a demandé à la Chambre préliminaire I de statuer à nouveau sur la question de savoir si le mandat d’arrêt à l’encontre du président soudanais Omar Al Bachir devrait être élargi de façon à couvrir la charge de génocide. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Depuis le début de la plainte en 2008 contre le dirigeant soudanais, la Chine, des pays africains et arabes en développement et des organisations régionales telles que l’Union africaine et la Ligue des Etats arabes ont exprimé une vive préoccupation à ce sujet. Aujourd’hui, la situation au Soudan est dans une phase cruciale, complexe et sensible, et les différentes parties œuvrent à la promotion des négociations de paix à Doha. Au Soudan, les élections générales auront lieu prochainement, et un référendum sera organisé en janvier 2011. Dans un tel contexte, nous ne souhaitons pas voir une telle initiative de la part de la CPI compliquer encore plus le règlement des problèmes du Darfour et de la paix entre le Nord et le Sud du Soudan, et troubler, voire compromettre le climat de coopération entre différentes parties. La Chine est disposée à travailler ensemble avec la communauté internationale pour une solution adéquate des problèmes au Soudan dans le respect de l’intérêt général de la paix et de la stabilité du pays. |