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Q : Quelles sont vos appréciations sur la Conférence de Copenhague sur le changement climatique qui vient de se clôturer ? Quel rôle la Chine a-t-elle joué à la Conférence ?
R : La Conférence de Copenhague est une occasion importante pour la communauté internationale de coopérer contre les changements climatiques. Elle a abouti, grâce aux efforts communs de tous, à des résultats importants et positifs. Premièrement, elle a permis de préserver le cadre et les principes consacrés par la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique et son Protocole de Kyoto, notamment le principe des « responsabilités communes mais différentiées » ; deuxièmement, une nouvelle étape a été franchie pour la réduction obligatoire des émissions de gaz à effet de serre par les pays développés et les actions d’atténuation volontaires des pays en développement ; troisièmement, un large consensus a été obtenu sur les questions centrales, dont les objectifs globaux à long terme, les soutiens financier et technique et la transparence.
La présence du Premier Ministre Wen Jiabao au Sommet de Copenhague montre pleinement l’attitude hautement responsable du gouvernement chinois vis-à-vis du peuple chinois, des peuples du monde entier et de l’avenir de l’humanité. Le Premier Ministre Wen Jiabao a prononcé un discours important dans lequel il a présenté, de manière exhaustive, les positions, opinions et approches du gouvernement chinois en matière de changements climatiques. Il a aussi eu des contacts et des concertations étroits avec les différentes parties, en les appelant à garder à l’esprit l’intérêt général, à rester confiants, à se consulter sur la base du respect mutuel et de l’égalité, et à accroître leur consensus par-delà les divergences conformément au principe des « responsabilités communes mais différentiées » et dans un esprit de coopération gagnant-gagnant, afin d’obtenir des résultats positifs. La Chine a fait tout son possible avec sincérité, détermination et confiance pour jouer un rôle actif et constructif en vue de faire avancer la Conférence sur la bonne voie et apporter une contribution importante à la consolidation et au renforcement de la coopération internationale face aux changements climatiques.
Q : Selon la presse, la conclusion de l’Accord de Copenhague manque de transparence, car le texte a été négocié en coulisse entre, d’une part, les pays du groupe BASIC dont la Chine, et d’autre part, les Etats-Unis, sans consultations avec d’autres pays, notamment les petits pays insulaires et les PMA. Cela est-il exacte ?
R : Ces commentaires sont infondés, irresponsables et malintentionnés.
La Chine a toujours participé aux négociations et aux consultations dans un esprit coopératif, responsable et constructif. Elle a maintenu des contacts et consultations étroits avec toutes les parties. La Chine, un pays en développement, défend fermement le principe des « responsabilités communes mais différenciées », le droit au développement des pays en développement ainsi que l’unité et la coopération entre ces derniers. Sur la base d’amples consultations avec les autres pays en développement et le Groupe des 77, les pays du BASIC, à savoir la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil, ont présenté ensemble, dès le début de la Conférence, un texte conjoint aux parties concernées. Le Premier Ministre Wen Jiabao s’est longuement entretenu à Copenhague avec des dirigeants des petits pays insulaires, des PMA et des pays africains pour écouter leurs avis, tout en exprimant sa compréhension totale et son soutien ferme à leurs revendications légitimes, ainsi que la volonté de la Chine de continuer à leur accorder, dans la mesure de ses moyens, des soutiens et aides dans le cadre de la coopération Sud-Sud et à titre bilatéral. La position de la Chine a gagné le soutien et la haute appréciation des pays en développement.
Q : La Conférence de Copenhague a donné des résultats. Mais les divergences subsistent. Selon vous, quelle sera la prochaine évolution des négociations et de la coopération internationale ?
R : La lutte contre les changements climatiques est une tâche ardue de longue haleine. La Conférence de Copenhague n’est pas le point final, mais un nouveau commencement. Les différentes parties doivent continuer à faire preuve de sincérité politique et à travailler inlassablement conformément aux principes définis par la Convention et le Protocole et à la Feuille de route de Bali, pour honorer leurs engagements et remplir leurs obligations. La Chine, qui poursuit avec détermination la voie de développement durable, est prête à œuvrer ensemble avec la communauté internationale pour apporter une contribution active au processus historique de la lutte de l’humanité contre les changements climatiques.
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